Conseils grossesse

I. BOIRE DU LAIT PENDANT LA GROSSESSE REND LES ENFANTS PLUS GRANDS

Par Agathe Mayer

Topsante – La grossesse au quotidien

Boire un verre de lait de 150 ml par jour pendant la grossesse est excellent pour la taille des enfants!
Une étude scientifique publiée dans l’ « European Journal of Clinical Nutrition » révèle que les adolescents filles et garçons étaient généralement plus grands si leur mère avait bu plus de 150 millilitres, environ un quart de litre de lait par jour pendant leur grossesse, par rapport aux enfants nés de femmes qui en buvaient moins.

Des études antérieures avaient déjà démontré que les bébés étaient plus résistants et avait une meilleure croissance si leurs mamans buvaient du lait enceintes. Cette nouvelle recherche révèle que ces avantages santé perdurent jusqu’à l’âge adulte.

Des experts en nutrition d’Islande, du Danemark et des Etats-Unis ont suivi des bébés nés à la fin des années 90. Ils ont analysé la courbes de croissance de bébés nés de 809 femmes au Danemark en 1988 et 1989, et mis ces résultats en corrélation à la quantité de lait que les femmes avaient consommée au cours de leur grossesse. Ils ont constaté que leur grande taille à l'adolescence était directement liée à la quantité de lait de leur mère avait bu quand ils étaient dans l'utérus.

Le lait, un atout santé

A l’adolescence, ces mêmes enfants avaient aussi des niveaux plus élevés d'insuline dans leur sang, ce qui améliorait leur protection contre le diabète de type 2. Une étude britannique a aussi conclu que les femmes enceintes pourraient augmenter le QI de leurs bébés et leurs capacités de lecture en buvant plus de lait, car cet aliment est riche en iode. L’iode est indispensable à la production d'hormones fabriquées par la glande thyroïde. Elle produit un effet direct sur le développement du cerveau du fœtus.

Source : www.topsante.com

II. BOUGER PENDANT SA GROSSESSE AURAIT DES EFFETS POSITIFS SUR LE COEUR DU BEBE

Par Agathe Mayer

Une nouvelle étude révèle que les cours de yoga avant la naissance, et d'autres activités physiques modérées, ont des effets bénéfiques, non seulement pour la santé de la maman, mais aussi sur le cœur du bébé après la naissance.

Des chercheurs de la faculté de Médecine de l'Université de Kansas City (Etats-Unis) ont présenté une nouvelle étude présentée lors du congrès annuel Experimental Biology, cette semaine à Washington; elle montre que faire de l'exercice pendant la grossesse, à raison d'au moins 30 minutes trois fois par semaine, a des effets bénéfiques sur le cœur du bébé jusqu'à un mois après sa naissance.

Cette nouvelle recherche fait suite à une étude pilote de 2008 menée par la même équipe, qui avait découvert que les femmes enceintes qui faisaient de l'exercice avaient des fœtus avec un rythme cardiaque moins élevé (ce qui est le signe d'un cœur en bonne santé) pendant les dernières semaines de leur développement.
Dans une étude de 2010, les chercheurs de l'Université d'Auckland (Nouvelle-Zélande) avaient également rapporté que la pratique régulière de l'aérobic par une femme enceinte pouvait avoir des effets bénéfiques pour la santé du fœtus en développement, car elle conduisait à une légère réduction du poids du bébé à la naissance. Un poids élevé à la naissance est généralement associé à un risque plus élevé d'obésité infantile — l'étude suggérait donc que les futures mères qui faisaient de l'exercice pouvaient aider leur bébé à démarrer leur vie en bonne santé.

Avant de débuter un programme d'entraînement en étant enceinte, il faut consulter son médecin, surtout si l'on a quelques kilos en trop et si l'on n'est pas habituée à l'exercice physique. WedMD suggère d'opter pour la natation, la marche rapide, le vélo d'appartement, le step ou les machines elliptiques, ou l'aérobic à faible impact, sous la supervision d'un professeur.

Le jogging peut être pratiqué avec modération, en particulier pour celles qui couraient déjà avant leur grossesse. Il faut éviter les activités qui demandent de retenir sa respiration, et celles où l'on peut tomber ou faire des mouvements brusques. Il convient aussi d'éviter de faire du sport par temps chaud et humide.

III. GROSSESSE EXTRA-UTERINE : COMMENT LA SURMONTER ?

Par Dr Dominique Pierrat

Quand l'œuf se développe dans la trompe et non dans l'utérus, on doit intervenir, parfois en urgence. Pas facile à surmonter, surtout quand il s'agit d'une première grossesse.

1. Grossesse extra-utérine : une sur 200

« Avec les progrès de l'échographie et des dosages hormonaux, on pose le diagnostic de grossesse extra-utérine plus tôt, ce qui permet de plus en plus d'éviter l'intervention » explique le Pr Judlin, chef du pôle de gynécologie, obstétrique et reproduction de la maternité régionale de Nancy.

Mais l'accident n'est pas rare. Une grossesse sur 200 commence ainsi : l'œuf se développe là où il a été fécondé au lieu de cheminer vers la cavité utérine, préparée par les hormones à le recevoir. Résultat : la trompe se dilate, des vaisseaux éclatent et, sans traitement, la femme se retrouve vite en danger.

2. Grossesse extra-utérine : pourquoi moi ?

Tout ce qui perturbe les trompes peut favoriser une grossesse extra-utérine. Ce peut être un geste chirurgical, le tabac car la nicotine altère les cils tapissant la paroi de la trompe. Ou des infections qu'on a vues et soignées (prise d'antibiotiques pour une salpingite) ou qui n'ont pas entraîné de signes évidents (germes de la famille des chlamydiae). Malgré tout, le plus souvent, aucune cause n'est retrouvée. Et il est très fréquent qu'une grossesse survienne peu de temps après, avec la naissance d'un beau bébé !

3. Grossesse extra-utérine : comment ça se traite ?

Quand la grossesse est toute récente (à peine un retard de règles) et peu évolutive (taux hormonaux très bas), on commence souvent par un traitement médical. Le médecin injecte un produit (méthotrextae) en intra-musculaire ou directement dans la trompe. Ce qui a pour effet d'arrêter la grossesse et de faciliter l'élimination de l'œuf par les voies naturelles, comme cela se produit lors d'une fausse couche spontanée.

Le produit n'est pas toxique pour les trompes, ni pour la fertilité future. Tout au plus entraîne-t-il quelques nausées.

Ce traitement exige une surveillance des taux hormonaux pour s'assurer que tout est rentré dans l'ordre. Il faut donc prévoir des prises de sang pendant plusieurs semaines.
Mais si les taux hormonaux ne baissent pas, si la grossesse est trop avancée, si la femme souffre, saigne, une intervention est envisagée.

4. Grossesse extra-utérine : une opération sous cœlioscopie

Selon les cas, le chirurgien peut ouvrir la trompe, extraire l'œuf, la refermer ou être contraint à la retirer (en laissant l'ovaire). Parfois il vaut mieux d'ailleurs se résoudre à ce geste, car conserver une trompe abîmée expose à une récidive. Ces opérations se déroulent généralement sous cœlioscopie (sans ouvrir tout le ventre), avec peu de cicatrices.

Certes, on rentre vite chez soi, souvent le lendemain, mais ce n'est pas la pleine forme. Entre le choc psychologique, le stress de l'anesthésie, les nausées, la gêne dans l'épaule après la cœlioscopie (due au gaz injecté dans le ventre pour écarter les organes), il y a beaucoup de choses à digérer. Le plus sage est de rester chez soi, entourée de ses proches, et de ne pas trop bouger jusqu'à la résorption des fils ou le retrait des agrafes. Les soins sont simples : une désinfection quotidienne des 3 incisions (celle du nombril est plus longue à cicatriser nécessitant parfois l'aide d'un gel).

Trois mois plus tard, on peut se remettre à faire un bébé. En attendant, mieux vaut éviter la pilule et le stérilet.

Source : www.topsante.com

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