Le sport améliorerait les résultats scolaires

Une activité physique régulière permettrait de faire progresser particulièrement les jeunes filles adolescentes dans les matières scientifiques.

Les vertus du sport sont de plus en plus reconnues.

Par Jérôme Béglé, Franz-Olivier Giesbert et Christophe Ono-dit-Biot

Une activité physique régulière permettrait d'améliorer les résultats scolaires des adolescents et plus particulièrement des jeunes filles dans les matières scientifiques, selon une étude britannique publiée mardi dans la revue British Journal of Sports Médicine. Des chercheurs de l'université de Dundee en Écosse ont étudié quelque 5 000 jeunes Britanniques suivis depuis leur naissance au début des années 1990, en comparant leurs performances physiques et scolaires respectivement à 11 ans, 13 ans et 16 ans. La durée et l'intensité de l'activité physique était mesurée par un accéléromètre (ou capteur) sur une période pouvant aller de trois à sept jours.

Un avantage pour les filles en ce qui concerne les matières scientifiques

À 11 ans, les garçons pratiquaient 29 minutes d'exercices modérés ou vigoureux par jour contre 18 minutes pour les filles, alors que les recommandations pour cette tranche d'âge préconisent 60 minutes par jour. En comparant les performances scolaires des enfants en anglais, en mathématiques et en sciences, les chercheurs ont découvert une corrélation avec la quantité d'activité physique déployée, avec un avantage pour les filles en ce qui concerne les matières scientifiques.

L'effet était d'autant plus important à l'âge de 16 ans que l'activité physique avait débuté tôt, avec une augmentation tangible des performances scolaires pour chaque période additionnelle de 17 minutes d'exercices physiques quotidiens effectués à l'âge de 11 ans par les garçons et de 12 minutes pour les filles. « C'est une découverte importante, notamment à la lumière des politiques britannique et européenne visant à augmenter le nombre de femmes travaillant dans les secteurs scientifiques », écrivent les auteurs de l'étude dirigée par le Dr Joséphine Booth.

Les auteurs précisent avoir ajusté leurs résultats afin de tenir compte d'autres facteurs susceptibles d'affecter les résultats scolaires, comme une mère fumeuse pendant la grossesse, un petit poids à la naissance, le fait d'avoir ou non atteint la puberté ou divers facteurs économiques et sociaux. Mais ils reconnaissent l'existence de limites à leur étude, ayant trait notamment à la définition d'une activité « modérée à vigoureuse » ou encore à l'absence d'informations sur les activités exercées pendant les périodes de sédentarité.

Même s'ils méritent d'être encore affinés, les résultats de l'étude montrent, selon leurs auteurs, que « consacrer plus de temps à l'éducation physique n'est pas seulement bénéfique pour la santé et le bien-être mais ne nuit pas aux résultats scolaires ».

Source : www.lepoint.fr

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