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Cours vidéos

La pédagogie a toujours été notre passion. Elle est aujourd’hui en ébullition avec les outils numériques qui foisonnent et ouvrent chaque jour de nouvelles perspectives.

Les professionnels de l’éducation en ligne voient par exemple un outil s’imposer et gagner peu à peu écrans, tablettes et Smartphones :

les vidéos de cours. Présentées et enregistrées par des professeurs qualifiés, elles durent généralement cinq minutes et rappellent les points fondamentaux des notions clés du programme (ce ne sont pas toujours des leçons détaillées et elles ont pour la plupart vocation à consolider le travail fait en classe).

Nous mesurons aujourd’hui un incroyable engouement des adolescents du secondaire pour ces vidéos.

Professeur de lycée, j’ai la chance d’être responsable pédagogique d’un site de soutien scolaire en ligne et nous avons enregistré près de 4 millions de vues sur  notre site internet en moins de huit mois.

Les élèves trouvent eux-mêmes leurs ressources sur les moteurs de recherche, via les réseaux sociaux ou par le bouche à oreille.

Ce trafic important, relayé par des commentaires élogieux, prouve que cette expérience pédagogique est perçue comme très positive par les élèves.

Ce n’est pas un hasard : les formats qui existent sur le Net depuis des années arrivent aujourd’hui à maturité et ont été sans cesse améliorés.

Les professeurs du secondaire savent bien que les élèves ont une capacité naturelle de concentration de quelques minutes :

Ce format vidéo respecte cette donnée physiologique et tourne le dos aux cours magistraux interminables.

De plus, ces incontournables du programme contiennent environ trois ou quatre messages importants par vidéo : au-delà, on sait que beaucoup d’élèves sont noyés sous un flot trop important d’informations.

Autre avantage :

Ces vidéos peuvent être vues, revues, mises en pause, décortiquées en somme, sans crainte d’un regard extérieur.

C’est sans doute ce que certains élèves ne peuvent pas faire en classe sans prendre le risque d’interrompre le professeur et on sait que beaucoup ne l’osent pas.

Sans remplacer les liens créés en classe qui fondent les processus des apprentissages, ces vidéos, de part leurs contenus et leur rythme, véhiculent de précieuses émotions dont les adolescents sont friands et dont ils ont besoin pour apprendre : la curiosité, une grande clarté et souvent la complicité.

Toujours accessibles, elles sont très rassurantes et motivantes pour les élèves qui souffrent parfois de l’austérité de leurs cahiers et classeurs. Les professeurs l’ont compris et beaucoup se lancent aujourd’hui dans la création de ces contenus en ligne. Et c’est une bonne nouvelle !

Le soutien scolaire a d’ores et déjà pris le tournant numérique et les élèves, hyper-connectés, ont vite compris les nombreux avantages que leur offre cette nouvelle façon d’apprendre ou de réviser.

Pour sa part, l’école entre dans le numérique, c’est incontestable et dans le sens de l’histoire.
Oui mais à quelle vitesse ? Et quels seront les outils utilisés ? Allons-nous juste numériser les fichiers de cours, les exercices et les manuels scolaires et garder notre manière frontale de dispenser nos savoirs ?

Sommes-nous au contraire à l’aube d’une nouvelle organisation de la classe, où le professeur pourrait, en variant les supports pédagogiques, gagner un temps précieux sur la leçon ? Il pourrait ainsi mieux s’occuper des difficultés des plus fragiles et offrir plus d’autonomie et d’activités variées à ceux qui peuvent aller plus loin.

Nous le saurons bientôt : la classe inversée qui repose sur des supports vidéo séduit et déjà, enseignants et élèves en vantent les mérites.

Pour ma part, je suis très confiant concernant les perspectives qui s’offrent à nos élèves. Nous apprendrons demain en classe avec un cahier, une tablette, un ordinateur, une caméra, des objets robotisés et bien d’autres outils encore.

Les parcours seront j’espère plus diversifiés et interdisciplinaires qu’ils ne le sont aujourd’hui et nous avons toutes les raisons de nous en réjouir.

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