Etudier au Canada – Postuler pour une université ou un collège

Nous avons abordé les grandes lignes du système éducatif canadien. Il s’agit désormais de passer à l’action et de comprendre comment fonctionne l’administration dans un établissement canadien. Une admission au sein d’une université étrangère se prépare et ne sous-estimez donc pas la charge de travail que ce projet représentera. Vous devez vous familiariser avec les différents offres ; vous renseigner sur les différents critères d’admission, vérifier les dates limites (et surtout les respecter !), préparer les éventuels examens d’entrée et soumettre un dossier de candidature qui tienne la route. Inutile de vous dire que le travail ne s’improvise pas et que vous devez vous donner le temps nécessaire pour y parvenir. Si les dates limites varient d’un établissement à un autre, une bonne ligne de conduite serait de commencer les démarches au moins une année, voire dix-huit mois, avant la rentrée visée.

I. La préparation

Avant de rentrer dans le coeur de le coeur de notre sujet, je souhaite aborder un instant, sous forme de parenthèse ; la notion de préparation, aussi parfois appelée Fondation Year ou encore Gap year. Les étudiants que j’ai l’habitude de côtoyer au jour le jour ne sont pas toujours prêts à affronter un programme académique. Peut-être vous reconnaissez-vous dans l’un des cas suivants :

  • Je souhaite poursuivre mes études dans une université anglophone mais mon niveau d’anglais n’est pas encore tout à fait au point.3
  • Je ne sais pas encore sur quoi étudier et j’ai besoin d’une année de réflexion avant de me décider.
  • J’ai pris de l’avance sur mes études après avoir sauté une classe. Du coup je n’ai pas encore 218 ans et j’ai besoin de gagner en maturité, mais j’ai tout de même envie de partir étudier à l’étranger.
  • Dans le cadre du master auquel je souhaite postuler, je dois passer un examen d’entrée, or il ne faut du temps pour le préparer correctement.

Ces exemples ne sont pas exhaustifs et certainement aurez-vous d’autres modifications pour envisager une année de préparation universitaire, et celle-ci peut vous aider à optimiser vos performances universitaires par la suite.

Concrètement, une année de préparation universitaire doit vous permettre de perfectionner votre niveau d’anglais, de vous essayer à différentes matières( où à préparer vos examen) mais aussi de vous ajuster au système éducatif, qui vous est étranger, et surtout dans un cadre sur et convivial. Vous serez mieux encadrer qu’à l’université, ce sera plus facile de faire de nouvelles rencontres et vous allez ainsi gagner en confiance ! D’ailleurs les statistiques ne mentent pas : les étudiants étrangers qui optent pour une année de préparation avant d’entamer leurs études obtiennent par la suite de bien meilleurs résultats sue les autres étudiants(les canadien y compris) !

Les années de préparations sont proposées par certaines universités et collèges, mais aussi par des écoles de langues -n’écarter pad d’office cette option en pensant qu’il s’agirait d’une année de perdue.

Certes, beaucoup d’étudiants n’ont pas besoin d’une année de préparation mais vous êtes aussi très nombreux à qui une telle année de préparation ferait le plus grand bien : travaillez sereinement les bases ; les fondations (d’où le terme fondation) et mettez les chances de votre côté pour validez vos études supérieures avec d’excellentes résultats !

II. Les études au Canada après le bac

Vous voilà donc idéalement en fin d’année de première. Vous venez de passer les épreuves anticipées du baccalauréat et vous vous apprêtez à passer un été tranquille ! Pas tant que çà finalement, car c’est maintenant qu’il faudrait commencer à réfléchir sur vos projets post bac. A ce stade de vos études, il se peut très bien que vous n’ayez aucune idée de ce que vous souhaité faire après l’obtention du Bac – c’est ce que ressentent beaucoup de lycéens, c’est normal et vous pouvez tout de même vous permettre le temps de reflexion, ne vous inquiété pas. En revanche, si vous savez déjà que vous souhaitez partir à l’étranger après la terminale, et plus précisément au Canada, alors vous avez su pain sur la planche. Heureusement pour vous, ce guide devrait vous aider à voir plus clair (du moins je l’espère) sur les étapes à venir !

a) Astuces pour choisir ses universités et/ou collèges

Avant toute chose, la première étape est de déterminer où vous souhaiter étudier. Loin s’être évidente, cette étape peut s’avérer même très complexe et vous prendre même beaucoup de temps. Vous n’êtes pas forcément très sûr de votre orientation et puis vous appréhendez un système éducatif qui ne vous est pas familier…il est donc très important de prendre du temps d’étudier toutes vos options et de faire un état de lieux avant de vous lancer dans la phase des inscriptions.

Pour ce faire, plusieurs outils sont à votre disposition. Vous pouvez vous référer à un certain nombre de classements nationaux et internationaux (QS, Shangai jiao Tong, MacCleans….) afin d’avoir une idée de la réputation des établissements et de leur dégrée de sélectivité. Si ces classements vous permettrons de faire un peu de tri, sachez qu’ils sont aussi très loin de détenir une science très infuse et que les critères de classement ne sont pas toujours très objectifs…. C’est donc un point de départ mais il vous serait dommageable de vous y fier aveuglément. En fonction du domaine que vous souhaitez étudier, vous pouvez aussi vous intéresser aux accréditations donc disposent les établissements. A titre d’exemple si vous souhaiter faire des études de commerce, il est plutôt bon signe et que l’université en question dispose de l’accréditation AACSB (Association to Advance Collégiale Schools of Business) ou EQUIS (European Quality Improvement System). Ce sont des labels de qualité reconnus à l’international et qui agrandissent, en quelque sorte la qualité du programme et des enseignements.

Comparerez les programmes entre eux et n’hésitez pas à contacter les universités pour les sonder, et puis surtout de discuter de votre projet avec votre entourage. En confrontant les avis des proches, de vos professeurs, de vos conseillers, etc. vous finirez par vous constituer une vraie opinion personnelle, fondée sur des critères sérieux. Vous réduirez ainsi le risque de vous tromper d’établissement où d’orientation.

Quoi qu’il en soit, il est recommandé de sélectionner plusieurs établissement auxquels vous postulerez (quatre ou cinq), car la sélection est parfois rude et vous devez prévoir un plan B – voir C et D.

b) Les dates décisives

Une fois votre sélection faite, commencer par vous renseigner sur les dates limites de candidature. Pour beaucoup d’universités canadiennes, il est nécessaire de soumettre un dossier complet entre janvier et mars qui précède la rentrée…une bonne gestion du temps est absolument primordiale pour entreprendre un projet de ce type et il est conseiller de vous constituer un cahier de charge avec date précises pour que vous sachiez quoi faire et quand, sans pour autant raté une date limite. Passé le 15 janvier par exemple, il n’est plus possible de postuler à l’université de McGill, même si vous entreprenez de planter une tante devant le bureau des administrations en espérant qu’ils fassent une exception. D’autres établissements n’imposent pas de date limite organisez-vous donc en fonction et donnez priorité aux dossiers qui doivent être bouclés en premier.

c) La procédure d’inscription

Contrairement à certains pays comme la France, l’Angleterre ou les États-Unis, le Canada ne dispose pas un système centralisé pour soumettre les candidatures aux universités. Ce que cela signifie, c’est qu’il faut postuler à chaque établissement individuellement, en tenant compte du fait que les exigences peuvent fortement varier d’un établissement à l’autre. Certains vous demanderont une lettre de motivations, d’autre non. Quelques universités vous demanderont de leur envoyer les originaux de vos relevés de notes alors que d’autres se contenteront de copies. Et puis, alors que la plupart des universités reçoivent les dossiers de candidatures par internet, d’autres continuent de préférer le papier et vous devez donc anticiper les délais postaux.

Il n’est pas possible de détailler les procédures d’inscription propres à chaque établissement canadien, en revanche nous allons en aborder ensemble les grandes lignes (partagées par une majorité des établissements). Systématiquement, la première étape est de vous renseigner sur les dates limites d’inscription et sur le site internet de chaque établissement.

Il faudra ensuite vous munir d’un bulletin d’inscription. Presque toujours, cette étape s’effectue directement sur le site de l’université ou du collège de votre choix, le service des admissions ne pourra pas se baser sur vos résultats du Bac afin de prendre une décision. Des lors, vos relevés de notes des trois dernières années vous seront presque toujours demandés. Si vous postulez au sein d’un établissement anglophone situé en dehors de le région du Québec, il faudra par ailleurs traduire vos relevés en anglais par un traducteur assermenté avant de les soumettre. Selon le classement et la sélectivité des universités, elles seront plus ou moins regardantes sur vos résultats acquis au lycée mais un bon dossier scolaire avec des résultats réguliers sera toujours privilégié. En principe il vous sera demandé de fournir une copie de votre passeport, voire de votre extrait d’acte de naissance, aussi pensez à obtenir des copies certifiées de ces documents.

En fonction des établissements, la méthode de soumission de vos documents pourra être un peu différente. Par exemple, l’université de Concordia met un portail en ligne à la disposition des candidats, par le biais duquel les étudiants peuvent très facilement charger et soumettre des copies de leurs documents. Il vous reviendra alors de présenter les documents originaux au service des admissions lorsque vous arrivez à l’université, sous réserve bien sûr que vous soyez admis.

D’autres universités seront un poil plus exigeant dès le stade des candidatures. C’est le cas par exemple, de l’université de British Columbia(UBC), qui exigera vos originaux (ou du moins une copie certifier) dès le départ. Dans ce cas de figure, il vous appartient de demander à votre lycée(ou à votre établissement actuelles) d’envoyer des copies tamponnées de vos relevés (avec leurs éventuelles traductions) l’établissement canadien par voie postale. Il est souvent précisé que ces documents doivent impérativement être envoyés par le lycée directement(dans une enveloppe scellé par le tampon officiel de l’établissement ), vous ne devez donc pas simplement demander des copies au secrétariat et les envoyés vous-même… ce serait bien trop simple, voyons !

Il est donc primordial de vous renseigner en amont sur les délais nécessaires pour l’envoi par poste, l’édition de copies et l’obtention de traductions. Vous devez anticiper ces choses pour ne pas passer à côté des dates limites.

La lettre de motivation

Beaucoup d’établissement (mais pas tous) vous démonteront de fournir une lettre de motivation dans le cadre de votre demande. Préparée en anglais ou en français selon la langue officielle de l’établissement d’accueil ; celle-ci se doit d’être soigné et détaillée, en répondant aux critères d’exigence d’une lettre de motivation « à la canadienne ». Lorsqu’une lettre de motivation vous est demandée, elle devient un élément central de votre dossier d’admission. C’est l’occasion pour vous de vous différencier de la concurrence, mais sachez aussi que les évaluateurs y accorderont une importance capitale et sue les fautes d’orthographe et de style seront difficilement tolérées.

Les lettres de motivations rédigées en français ressemblent très fortement aux lettres que vous vous avez peut-être déjà eu l’occasion d’en écrire. La présentation et les formules de politesses sont les mêmes. Cela étant dit, ne vous contentez pas non plus d’une simple lettre formelle qui officialise votre candidature mais ne décrit pas votre motivation. Cette lettre est une réelle opportunité et vous devez prendre le temps de relater vos expériences, vos réussites, vos projets, vos idées… il n’existe pas de longueur par défaut pour une bonne lettre de motivation (le contenu étant d’ailleurs plus important que le nombre de mots…) mais pour vous donner un ordre d’idées, une lettre doit représenter une page de texte, tapée à l’ordinateur, en taille de police 12.

Si vous postulez à des établissements anglophones, une lettre de motivation vous sera presque systématiquement demandée et le format ne sera plus tout à fait en ligne avec vos petites habitudes ! si le travail qui vous est demandé correspond bien à la lettre de motivation, je trouve que les termes « essai » (de l’anglais essay) ou encore « dissertation » sont plus représentatif au format qui est véritablement attendu. Les universités évaluent vos capacités de rédaction mais souhaitent avant tout à comprendre qui vous êtes vraiment. C’est l’occasion, donc de parler de votre personnalité, de vos ambitions, de vos réussites et échecs, ou encore de comment vous imaginez la vie étudiantes au sein de l’établissement auquel vous postulez. Toute fois n’oubliez pas qu’il s’agit avant tout d’une lettre académique : évitez in langage familier et puis n’hésitez pas à parler assez longuement du ou du domaine(s) d’étude(s) qui vous intéresse(nt). Pour vous aider à trouver de l’inspiration, voici des questions auxquelles vous pourriez répondre dans votre lettre :

  • Pourquoi postulez-vous à tel programme dans tel établissement ?
  • Pourquoi la matière en question vous intéresse-t-elle ? démontrez que vous connaissez les bases de cette matière.
  • Qu’est-ce qui vous fait penser que vous êtes faites pour étudier cette matière ?
  • Disposez-vous des qualités particulières qui vous permettrons de réussir ?
  • Existe-t-il un lien entre vos études actuelles et ce que vous souhaitez faire à l’université ?
  • Avez-vous fait d’autres activités qui démontrent votre intérêt pour ce programme ?
  • De quoi êtes-vous le plus fier ? qu’avez-vous réussir jusqu’ici ?
  • Qu’avez-vous fait en dehors du cadre scolaire et qui vous rend intéressant, spécial ou unique ?
  • Quels sont vos intérêts extrascolaires ? Hobbies ; sports, passions…
  • Avez-vous déjà travaillé (même pour une période très courte, comme un stage d’été, par exemple) ?
  • Pourquoi souhaitez-vous étudier au canada ?
  • Pourquoi souhaitez-vous étudier en langue anglaise ? avez-vous confiance en notre niveau linguistique
  • Si vous savez ce que vous aimeriez faire après vos études, n’hésitez pas à en parler (tout en sachant que vos projets pourront naturellement évoluer avec le temps !).
Lettre de recommandation

Certains établissements seront également susceptibles de vous demander une ou plusieurs lettres de recommandations. En principe, celles-ci doivent être rédigées par des professeurs, sui doivent les envoyer directement (penser à fournir des instructions à votre référent. Celle-ci sont souvent mises à votre disposition par les établissements), il ne s’agit donc pas d’une simple attestation de présence ou de réussite. Pour vous donner un ordre d’idées, voici le type de questions auxquelles un professeur référent peut répondre dans sa lettre :

  • Quelles ont été vos performances académiques sur les trois dernières années ? comment avez-vous évolué ?
  • Comment vous situez-vous par rapport au reste de votre classe et aux autres étudiants de votre établissement ?
  • Quelle est votre capacité à suivre des études supérieures à l’étranger et plus particulièrement au canada ?
  • En quoi avez-vous le profil pour intégrer la filière d’étude visée ?
  • Qu’en est-il de votre motivation et de votre détermination ? vous impliquez-vous en cours et dans vos devoirs?
  • Avez-vous des compétences et des qualités spécifiques qui vous aideront à atteindre vos objectifs académiques et professionnels ?
  • Quelles sont vos expériences et votre implication dans les activités extrascolaires ?
  • Sur la base de vos performances jusqu’ici, quelles notes deviez-vous obtenir au Bac si tout se passe comme prévu ?
  • Il peut aussi être utile d’inclure une phrase ou deux sur la nature de votre établissement scolaire (notation sévère ? excellent taux de réussite au Bac ? classement du lycée ?

Notez que si votre professeur est francophone mais que la lettre doit être fournie en anglais, celle-ci pourra être traduite sans problème par un traducteur assermenté avant son envoi aux universités !

Le niveau d’anglais

Si vous souhaitez intégrer une université anglophone, alors un niveau d’anglais vous sera forcément demandé. Pour justifier de ce niveau vous devez passer un test d’anglais officiel, à savoir l’IELTS (International English Language Testing Systèm) ou le TOEFL (Test of English as a Foreign Language). Pour certains établissements, il est nécessaire de fournir vos résultats du test d’anglais avant la date limite des dossiers ; ce qui de passer ce test (au plu tard) pendant vos vacances qui précèdent l’année de terminale. Ne le passez pas trop tôt non plus car la durée de validité des résultats est de deux ans.

Le niveau d’anglais sera relativement recommandé car vous serrez en cours aux côtés des étudiants complètements anglophones et évalués de la même manière. Vous n’avez pas besoin c’être complètement bilingue, mais vous ne devez pas être loin du compte non plus… sur l’échelle d’évaluation de Cambridge, vous devez avoir un bon niveau B2, voir le niveau C1 (le niveau A1 étant débutant et C2 très avancé).

La plupart des universités anglophones canadiennes vous demanderont une moyenne générale de 6.5 (minimum) avec aucune note en dessous de 6. Le TOEFL est noté sur 120 et la majorité des établissements vous demanderont un total de 90 avec en dessous de 21. Le niveau d’anglais exigé peut varier d’une université et les programmes, mais le tableau ci-dessous vous donnera une bonne indication des attentes au sein de l’université canadienne.

IELTS TOEFL
Année de préparation universitaire 4.5 avec minimum de 4.5 dans chaque catégorie 60 points
Formation professionnelle 6.0 avec minimum de 5.5 dans chaque catégorie 80 points
Formation universitaire 6.5 avec minimum de 6.0 dans chaque catégorie 90 points

d) L’exception des cégeps(Québec) La plate-forme sram

Si, de manière générale, une demande d’admission auprès d’un college ou d’une université se fait directement auprès de l’établissement visé, une exception échappe à la règle. En effet, si vous souhaitez intégrer l’un des 32 Cégeps québécois (équivalent francophone du college), alors vous devez passer une plate-forme qui centralise les admissions. Rendez-vous alors sur le site du sram (Service régional d’admission du Montréal Métropolitain) www.sram.qc.ca où vous pourrez déposer votre dossier auprès de l’établissement de votre choix. La procédure est relativement simple :

Réunissez les documents nécessaires (un acte de naissance, vos relevés de notes des trois dernières années, une copie de passeport). Note : même si vous faites une demande d’admission après avoir déjà entamé un cycle universitaire, vous devez fournir des relevés du secondaire.

  • Rendez-vous sur le site www.sram.qc.ca pour créer votre compte en ligne. Vous devez suivre les liens relatifs à la demande d’admission d’un étudiant international.
  • Choisissez le Cégep et le programme auquel vous postulez. Lorsque vous aurez fait votre choix, le site vous précisera immédiatement s’il vous reste des places où non (vous évitez ainsi de faire une demande inutile) ;
  • Renseignez vos informations personnelles :
  • Etant donné que vous avez suivi un cursus en dehors du Québec, vous devez demander au Sram d’effectuer une évaluation comparative de votre parcours. Pour le faire il suffit de coché la case en question et un supplément de 50 CAD vous sera demandé au moment de l’envoi du dossier ;
  • Pour valider l’envoi du dossier, il faudra vous acquitter de frais administratifs, à hauteur de 85 CAD.

Une fois la demande envoyée, vous aurez accès à un compte en ligne par le biais duquel vous pourrez suivre l’avancée de votre demande et soumettre des pièces justificatives.

En principe il faut patienter entre 6 à 8 semaines après l’envoi de votre dossier pour obtenir une réponse de la part du Cégep (via votre Sram).

e) La réponse des universités

Une fois votre dossier envoyé aux universités, les délais de traitement sont variables. Souvent, les établissements attendent la date limite de dépôt de dossier avant de commencer à étudier les candidatures, vous pouvez donc vous attendre à recevoir une réponse de leur part sous 4 à 6 semaines après cette date.

Vous pouvez recevoir différents types de réponses.

  • Admission définitive : si vous remplissez toutes les conditions demandées par l’université et sue votre dossier est retenu, alors vous pouvez recevoir une lettre d’admission définitive. Vous êtes admis sans réserves et il vous suffit dès lors de valider cette offre pour finaliser votre inscription au sein de l’établissement.
  • Admission conditionnelle : s’il manque des pièces à votre dossier (par exemple un test d’anglais ou les résultats finaux du baccalauréat à, alors l’université pourra éventuellement vous proposer une offre conditionnelle. Vous êtes tout simplement admis sous Reserve de valider les conditions stipulés par l’établissement dans sa lettre d’offre.
  • Demande d’information : si votre dossier est incomplet, l’université pourra aussi la mettre en attente, le temps de recevoir les pièces requises.
  • Refus : si vous ne remplissez pas les conditions requises par l’université ou si votre dossier n’est pas retenu par rapport à la concurrence, alors une lettre de refus vous sera adressée. Selon l’université, celle-ci détaillera plus ou moins les raisons de ce refus et votre candidature pour l’année en cours sera définitivement clôturée.
  • Liste d’attente : cette réponse est relativement rare, mais il peut arriver que votre dossier soit retenu pour sa qualité, mais qu’il n’y ait plus de place au programme. Dans ce cas, l’université pourra vous mettre sur liste d’attente ou alors vous proposer une rentée ultérieure, lors d’une autre session.

III. Poursuivre les études au Canada après un bac + 2

Nous avons vu précédemment que les canadiens sont friands des formations de deux ans après lycée. Au Canada, il s’agit de programme appelés Associates Dégrée, qui sont généralement enseignés dans les colleges. Pour rappel, à l’issue de ces formations plus ou moins généralisés, les étudiants ont l’option de poursuivre les études dans une université, il intègre alors la troisième année d’un programme de trois ou quatre ans. Ce système est largement ancré dans les moeurs et les universités sont donc globalement habituées à intégrer des étudiants en cours d’études.

Si vous êtes détenteur d’un diplôme de bac+2 en DUT ou BTS, il ne sera pourtant pas si simple de rejoindre une université Canadienne en troisième année.

Ce que vous devez comprendre, c’est que l’enseignement canadien est très différent su système français. Par moments, celui-ci se veut généraliste, ce qui est tout l’inverse d’un cursus professionnalisant français, qui est on ne peut plus spécialiser. Ainsi, un étudiant inscrit en Associates Degree de commerce pourra aussi valider certaines matières de culture générale (histoire, politique, mathématique…), et d’autres options qui ne sont pas en lien avec sa spécialité (arts, communication, sciences…). En fait, les universités canadiennes exigent de leurs étudiants qu’ils aient validés certaines matières généralistes, et l’absence de ces acquis chez un étudiant africains peut poser problème au niveau des équivalences.

Dans la pratique, il est tout à fait possible de postuler dans une université canadienne avec un BTS ou DUT en poche. L’établissement d’accueil se chargera alors d’étudier le contenu de votre programme (il est d’ailleurs généralement attendu que vous fournissiez une copie intégrale de votre programme) et déterminera si vous pouvez, ou non, être dispensé de certaines matières que vous auriez déjà faites. Si nous considérons qu’un Bachelor représente environ 120 crédits, l’université d’accueil pourra vous faire une proposition sur la base des crédits qu’elle estime déjà validés en dans votre pays mère : plutôt que de devoir valider 120 crédits, vous n’en aurez plus que 90 à faire (soit environ trois ans), voir 60 (dans le meilleur des cas, mais c’est très rare !). A vrai dire, la plupart des étudiants étrangers francophones qui postule au canada après l’obtention de leur bac+2 reçoivent une offre d’admission pour la première année du programme.

Quoi qu’il en soit, gardez entête que pour valider un Bachelor canadien, vous aurez grand minimum deux années d’études à faire, puisque le cursus complet dure quatre ans.

Si vous souhaitez vous lancer dans un projet de ce type, il est important de vous y prendre à l’avance, car l’étude d’équivalence peut prendre énormément de temps.

IV. Poursuivre au Canada au niveau Master et Doctoral

Après le Bachelor, de nombreux cursus sont accessibles aux étudiants intéressés par le canada : des cursus de Master traditionnels, des formations professionnelles et des parcours axés autour de la recherche. En revanche, vous devez d’abord commencer par comprendre l’une des grandes différences culturelles entre la France, l’Afrique et le Canada avant d’aller plus loin dans vos recherches. En effet les étudiants canadiens sont trop peu nombreux à poursuivre leur étude immédiatement après l’obtention de leur Bachelor.

S’il s’agit des Postgraduation Diplômas. Ces programmes, enseignés sur un an seulement, acceptent les étudiants munis d’un bac+3 et ont pour vocation de dispenser un formation très pratique (avec souvent un stage intégré). Il ne s’agit pas d’un master, mais c’est un cursus accessible uniquement après la licence ou un Bachelor et qui prépare au monde du travail. Nous pourrions comparer cette formation à un master 1 de chez vous.

a) Postuler à un programme de master

Si vous pensez poursuivre des études au canada après la licence, vous devez immédiatement être en deuxième ou troisième année d’un cursus de trois ou quatre ans (respectivement) au moment de lire ces lignes. De fait, la demande d’admission peut prendre un certain temps : vous avez de nombreuses pièces à rassembler et quelques examens à passer au préalable ; mieux vaut s’y prendre à l’avance pour faire les choses dans les règles de l’art ! Il est bien de commencer les démarches environ dix-huit mois avant la rentrée souhaitée, car sachez aussi que certaines limites vous obligeront parfois à déposer un dossier jusqu’à neuf mois à l’avance.

b) La question du visa

Nous allons aborder ici les types de visas, les modalités, les dates) respecter. Ne sous-estimez pas cette étape importante, qui n’est pas forcement si compliquée que cela, mais qui est cruciale dans le cadre de vos démarches : sans vise, vous ne pouvez peut-être pas réaliser vos projets !

c) Le PVT (permis vacances-travail)

Hormis d’études, que nous aborderons de manière plus détaillée dans un instant, vous pouvez aussi envisager de partir étudier des cours de langues avec le permis vacances-travail(PVT)

Tous les ans le gouvernement canadien délivre un nombre limité de visas PVT aux jeunes étrangers qui ont entre 18 et 30 ans. La particularité de ce visa, c’est qu’il vous permet d’étudier et de travailler librement au sein du territoire canadien pendant la durée maximal d’un an. Il est très important de partir avec un budget de côté en vous disant sur le travail sur place vous permettra éventuellement d’amortir vos dépenses et de financer une partir de vos activités.

Le PVT ne vous autorisera pas à poursuivre les études au sein d’un établissement d’enseignement supérieur mais vous avez tout à fait le droit de prendre des cours d’anglais.

d) Les conditions requises pour obtenir le permis d’études

Si vous êtes inscrit dans une formation de plus de six mois, il est nécessaire de faire la demande d’un permis d’études. Celui-ci sera valable pendant la durée de votre programme et vous permettra de travailler à hauteur pendant la durée de votre programme et vous permettra notamment de travailler à hauteur de 20 heures par semaines pendant la période de cours et à temps plein pendant vos vacances.

Pour être éligible, vous devez d’abord être inscrit sans une formation reconnue par le gouvernement Canadien et ouverte aux étudiants étrangers. Cela implique vous avez déjà postulé au sein de votre école et que vous ayez rempli toutes les conditions demandées. En principe, vous aurez même à payer un acompte sur vos frais de scolarité auprès de l’établissement.

L’établissement vous fournira une lettre officielle de confirmation, qui vous servira de justificatif auprès de l’immigration Canadienne. Ce sésame en poche, vous pouvez passer à l’étape de la demande officielle de visa, mais pas avant.

e) Faire sa demande de permis d’études – le guide

Pour les étudiants, la demande de permis d’études est, dans les faits, relativement simple. La démarche peut désormais se faire entièrement en ligne et vous n’aurez pas trop de documents à rassembler.

Toutefois avant de commencer quoi que ce soit, assurez-vous de bien disposer des choses suivantes :

  • Une lettre de confirmation officielle de la part de l’établissement canadien ;
  • Un passeport en cours de validité (et pendant la durée de votre séjour) ;
  • Une photo d’identité récente ;
  • Un justificatif qui prouve que vous avez les moyens financiers pour payer les frais de scolarité, vos frais de subsistance, les frais de transport.

Ce justificatif peut se présenter sous différentes formes : il peut d’agir de vos relevées bancaires des quatre derniers mois, ou encore d’une lettre de votre banque attestant que vous avez souscrit à un prêt étudiant ;

  • Une carte bancaire pour vous acquitter des frais de visa.

Cela n’arrive pas très souvent, mais garder en tête que l’immigration pourra vous demander un extrait de casier judiciaire et /ou un certificat médical.

Etape 1 : vérifier que vous êtes bien éligible au permis d’études

Dans un premier temps, vous devez vous rendre sur le site internet www.cic.gc.ca. Dans l’onglet « immigration », cliquer sur « étudier », puis sur « obtenir un permis d’études ». A partir de cette page, vous trouverez la section «obtention un permis d’études». A partir de cette page, vous trouverez la section » Déterminer son admissibilité » allez-y. voici le lien direct vers cette même page : http://www.cic.gc.ca/ctc-vac/avant-de-commencer.asp.

Vous tomberez sur un petit questionnaire auquel il convient de répondre. Cette étape ne doit pas vous prendre plus de quelque instants et à l’issue de ce questionnaire, si vous êtes éligible, un numéro d’identifiant vous sera communiqué (code de référence personnel). Notez-le et gardez –le précieusement sous la main.

Etape 2 : remplissez le formulaire de demande de permis d’études.

Via le site www.cic.gc.ca, vous pouvez télécharger le formulaire imm1294f, en format PDFn que vous devez renseigner dans le cadre de votre demande. Vous y renseignez vos coordonnées, les informations sur les études que vous allez poursuivre, les frais à prévoir, un contact en cas d’urgence, etc.

Remplissez ce formulaire soigneusement en prenant le temps de vous relire plusieurs fois. Une fois que vous êtes satisfait, vous pouvez valider les informations en cliquant sur le bouton, prévu ) cet effet, ) la dernière page du formulaire.

Etape 3 : inscrivez-vous sur le site de l’immigration (MonCIC)

Votre demande de visa sera envoyée en ligne et pour sécuriser cette demande, l’immigration vous demandera de gréer une clé GC, une manière un peu high-tech de protéger vos données. En fait, c’est très simple. A la fin de la procédure, vous devez recevoir un mot de passe à partir de votre nom d’utilisateur.

Etape 4 : connectez-vous à votre compte MonCIC pour soumettre la demande de visa.

Lorsque vous vous connecterez à votre compte MonCIC pour la première fois, il vous sera demandé de renseigner votre code de référence personnel (voir épate 1). Dès lors vous pouvez réviser les réponses données lors du questionnaire de l’étape 1 et télécharger l’ensemble de vos pièces justificatifs au dossier (formulaire IMM1294F + lettre de motivation + photo + passeport + justificatif de finances).

A la fin du formulaire vous devez payer 150 CED de frais de dossier pour votre demande de visa. Ce paiement peut se faire par carte bancaire. Une fois tous les champs renseignés, vous pouvez valider l’envoi de votre demande.

Etape 5 : suivre le statut de votre demande en ligne

Après l’envoi de votre demande, vous pouvez vous connecter à votre compte MonCIC afin de suivre l’évolution de votre demande de visa. Si vous avez bien rempli votre dossier et fourni les pièces justificatives, vous pouvez vous attendre à recevoir une réponse sous trois semaines environ (cela peut être plus long selon les périodes et l’affluence).

Le cas particulier du Québec (CAQ)

S vous avez été accepté au sein d’un établissement québécois ; c’est votre jour de chance car vous avez le droit à une démarche administrative supplémentaire ! En effet, avant de pouvoir soumettre votre demande de permis d’étudiez via le site de l’immigration canadienne, vous devez préalablement obtenir une autorisation de la part de la province du Québec. Cette autorisation s’appelle « Certificat d’acceptation du Québec », ou CAQ.

Encore une fois, vous devez justifier de votre admission au sein de votre capacité à financer vos études. Les pièces à fournir sont exactement les mêmes que pour le permis d’étude et des frais de dossier vous serons également demandés, à hauteur de 109 CAD(en 2015).

La demande effectuée, vous pouvez suivre son avancée en ligne. Sachez qu’il faut compter en moyenne vingt jours pour obtenir une réponse du gouvernement québécois.

Important : si vous partez au Québec, vous devez donc anticiper ce délai supplémentaire puisque vous ne pourrez pas faire votre demande de permis d’études tant que vous n’aurez pas le CAQ en poche !

Les possibilités de prolongation et de travail après un séjour d’études.

Si vous souhaitez poursuivre vos études à l’issue de votre formation initiale, vous pouvez tout à fait demander une prolongation de votre permis d’études en ligne.

Il s’agit cependant de débouchés professionnels après les études qui séduisent beaucoup de jeunes et encouragent énormément d’étudiants) tenter leur chance au canada au Canada. La règle de base est très simple : si vous avez validé un cursus diplômant à temps plein dont la durée excède 8 mois, vous avez le droit de rester travailler au canada pendant une durée équivalente) celle de votre diplôme. Par exemple, si vous êtes faites un programme d’un an et valider un diplôme, vous pouvez rester travailler pendant 12 mois après votre formation. A partir de 2 ans de formation, les étudiants ont le droit de rester travailler 3 ans à l’issu de leurs études.

Pour obtenir ce visa, vous devez en faire la demande dès l’obtention de votre diplôme (sous 90 jours après réception de votre relevé officiel).

Si nous considérons que l’économie canadienne est l’une des plus dynamiques au monde et que le taux de chômage est extrêmement bas.

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