Orientation scolaire en classe de terminale

INTRODUCTION

Chaque année, plusieurs élèves affrontent l’examen Baccalauréat et doivent pour la plupart se préparer à demander une ou plusieurs formations supérieures. Le choix de ce qu’ils vont faire après le BAC est une problématique complexe. Ce document apporte quelques éléments afin de vous permettre de mieux vous orienter.

I. L’année des grandes décisions

Dans la scolarité d’un élève, la classe de terminale correspond au moment le plus important de son orientation. Pour certains, c’est déjà le passage vers le monde du travail (15% des bacheliers technologiques). Pour d’autres, largement majoritaires, c’est l’entrée dans ce qui va constituer la dernière étape de leurs années scolaires.

En ligne de mire, ils ont près d’un demi – siècle de vie active. Celle – ci peut venir très vite s’ils ont choisi de faire des études supérieures professionnelles courtes, en deux ans par exemple (BTS, DUT, DSEP), ou sera plus lointaine puisqu’il est possible de se former trois, quatre, cinq ans et voir plus.

Pour beaucoup d’entre vous, ce passage vers l’enseignement supérieur est plus ou moins inquiétant. Chacun comprend que l’enjeu est fort important : quel peut être votre avenir ? Allez – vous correctement vous orienter ? Comment, si vous êtes dans le vague, choisir la ou les filières qui faciliteront votre intégration ? Et comment y réussir ? Autant de questions auxquelles il est souvent difficile de répondre. Et cela, alors même que l’année académique arrive presque à son terme.

Il est donc nécessaire de sortir de l’indécision ! Cet exercice est d’autant plus difficile qu’il s’adresse à des adolescents qui sont à un âge où les personnalités, les envies, les rejets ou les valeurs sont encore loin d’être stabilisés. Ne pas savoir quelles études supérieures on veut faire n’a donc rien de pathologique. En revanche, il est anormal de ne pas s’efforcer de sortir de cette situation d’indécision.

Ne pas savoir pour quelles études supérieures on est fait (ou n’en avoir qu’une idée très vague, voire changeante) est donc un état fréquent, qui caractérise la majorité des élèves de terminale, surtout en début d’année scolaire. Il est donc absolument nécessaire de sortir de cet état d’indécision et il faut le faire assez rapidement car, le calendrier de l’orientation vous impose de prendre des décisions.

Autant il est compréhensible qu’un élève entre en terminale en étant peu capable, voire incapable de dire quels seront ses choix pour l’après – Bac, autant il ne peut se permettre de demeurer longtemps dans cette état. Sauf s’il veut laisser le choix à ses proches (parents et ou professeurs) d’en décider pour lui. Ou pire encore s’il joue son avenir universitaire à pile ou face. Donc l’élève doit éviter cela et mener un double travail, le premier qui consiste à réussir son Baccalauréat et le second qui vise l’après – Bac. De ce fait, la psychologue Christine affirme : « On a le droit d’être hésitant en matière d’orientation, mais pas celui de ne pas travailler pour trouver son chemin. »

II. Les obligations en matière d’orientation

Tout élève qui entre en classe de terminale doit se préparer à élaborer un projet personnel
d’orientation.

a) Il ne faut pas attendre la classe de terminale pour débuter

Entamer dès la classe de première le nécessaire travail d’élaboration du projet personnel d’orientation est une bonne chose. Cela consiste à lire divers documents, assister à des journées d’orientation scolaire, discuter avec le conseiller d’orientation scolaire de vos choix et si possible avec vos professeurs également. Pour ceux qui n’auraient pas suivi ce conseil en temps utile, il n’est pas trop tard pour faire cette démarche, mais le plus tôt sera le mieux.

Ne pas trop tarder est d’autant plus nécessaire que le projet d’orientation d’un élève renvoi à des aspects nombreux et complexes : son profil scolaire, mais aussi sa personnalité, l’amorce d’un projet professionnel, l’offre de formation supérieures, les moyens de financement si on se prépare à frapper à la porte d’une formation privée, etc. Raison pour laquelle le projet personnel d’orientation doit reposer sur trois grands piliers :

  • La connaissance de soi ;
  • La découverte des milieux professionnels vers lesquels le futur jeune diplômé pourrait se diriger à l’issue de ses études supérieures ;
  • La découverte des diverses voies d’études qui permettent d’y accéder.

b) L’élaboration de votre projet étapes par étapes

Pour vous aider à bien élaborer votre projet d’orientation, nous vous proposons une démarche progressive reposant essentiellement sur des questions et tests auxquels nous vous invitons à répondre. Cette démarche est à la fois ludique et rigoureuse puisque ces questionnaires et test ont été spécialement conçus avec des professionnels du conseil en matière d’orientation. Elle va vous permettre de partir à la découverte de votre
personnalité, de votre projet professionnel et de votre projet d’études supérieures.

1) Votre personnalité

Avant de partir à la découverte de ce qui nous entoure (environnement, le monde, l’avenir, …), tout homme doit commencer par partir à la découverte de lui – même (son « moi profond » raison pour laquelle le célèbre philosophe Socrate affirme : « Connais – toi toi – même ». l’idée ici, est qu’en matière d’orientation, avant de savoir pour quelle études vous êtes fait, il faut commencer par savoir de quoi vous êtes fait, qui vous êtes.

2) Votre projet personnel

C’est une question cruciale. Comment bien choisir sa voie d’études supérieures si on ne sait pas à quels secteurs professionnels on souhaite se préparer ? Ce degré de précision est une quête possible (certains élèves de terminale savent qu’ils désirent devenir médecin, architecte, ingénieur ou professeur des instituts/écoles/universités) mais non exigible pour tous, compte tenu de votre âge et de votre niveau de scolarité. A cet effet, nous vous permettrons juste de découvrir pour quel(s) grand(s) secteur(s) d’activité vous êtes fait.

3) Votre projet d’études supérieures

Nous vous proposons de vous soumettre à un test qui devrait vous permettre de voir pour quelle grande voie d’études supérieures vous êtes plus particulièrement fait : à l’université, dans les écoles spécialisées, dans les universités privées de formations professionnelles, dans les grandes écoles à accès restreint (entrée sur concours et effectifs limités) ? Il conviendra ensuite de vous aider à affiner votre projet. Si vous êtes fait pour une licence universitaire, laquelle ? Quelle spécialité de BTS, DUT ou de DSEP ? Une école à accès restreint, mais préparant à quel secteur d’activité ? … Pour cela, nous vous proposons de croiser votre profil scolaire (le bac que vous préparez, les options et enseignements de spécialité que vous avez choisis, les résultats que vous obtenez, etc.) avec le résultat du test précédemment évoqué.

III. DEVENIR CE QUE L’ON EST

Bien choisir, c’est faire en sorte d’adapter la ou les cibles que vous projetez d’atteindre (diplôme, qualification professionnelle, secteur d’activité, métier précis, …) à ce que vous êtes. Il ne suffit donc pas d’avoir une connaissance pointue du système d’enseignement supérieur et des filières susceptibles de vous intéresser. Une telle connaissance est certes fort utile, mais ne suffit pas. Il faut en plus bien vous connaître, et donc appliquer le précepte d’un grand philosophe, Pindare : « Deviens ce que tu es ! » en d’autres termes dans le domaine de l’orientation : choisissez avant tout les études pour lesquelles vous êtes fait, pour lesquelles vous avez le profil. Pour cela, il faut commencer par travailler sur soi afin de bien se connaître.

a) Décryptage de la personnalité

Travaillez sur soi pour bien se connaître, c’est en quelque sorte faire un bilan (qualités/défauts) sur chacun des grands éléments constitutifs de votre parcours scolaire, de vos expériences et de votre personnalité.

1) Bilan scolaire

Quels Bac est – ce que je prépare, avec quels enseignements optionnels ? Quelles sont les disciplines que j’aime ou que je n’aime pas, dans lesquelles je réussis ou pas ? Est – ce que je me sens mieux dans des classes à petits effectifs et bien encadrées, ou ai – je la capacité de m’organiser avec des effectifs importants et lorsqu’on me délègue largement le soin d’organiser mon travail scolaire par moi – même ? Etc.

2) Expériences

A partir de mes diverses activités, je dois m’efforcer de repérer mes compétences, ce que j’aime ou n’aime pas faire, si je me sens mieux en situation individuelle ou en groupe, etc.

3) Personnalité

Est – ce que je suis d’un tempérament leader ou plutôt suiviste ? Quels sont mes qualités et défauts ? Dans quelles situations suis – je à l’aise ou mal à l’aise ? Qu’est – ce qui me motive ou me démotive ? Etc.

4) Attentes

Suis – je d’ores et déjà attiré par un secteur professionnel, voire un métier, et si oui, lequel ? Est – ce que je suis à la recherche d’un équilibre entre travail et loisir, ou suis – je prêt à sacrifier mes loisirs et une importante partie de ma vie privée au profit d’une grande réussite professionnelle ? Etc.

Toutes ces interrogations sont importantes. Il faut cependant être véridique envers vous même afin d’accepter de vous regarder tel que vous êtes. Il est préférable de mieux vous connaitre avant de choisir une spécialité à l’université. C’est phase est très complexe car certaines personnes tournent en rond durant leur parcours universitaire de faute d’une bonne orientation.

IV. FAUT–IL NECESSAIREMENT AVOIR UN PROJET PROFESSIONNEL POUR CHOISIR SES ETUDES SUPERIEURES ?

De même qu’il est préférable que le pilote d’un avion décolle en ayant sa feuille de route, avec l’indication de son aéroport de destination, il est aussi plus aisé d’entamer des études supérieures en sachant qu’elle cible professionnelle on vise à la sortie. Tout de même, voici quelques orientations pour ceux n’ayant pas encore de projet professionnel.

a) Comment choisir ses études supérieures quand on n’a pas de projet professionnel ?

Dans la majeure partie des cas, les élèves en classe de terminale générale (A, D, C) n’ont qu’une idée vague, voire aucune idée de leur devenir professionnel. Hors ce phénomène est très minoritaire chez les futurs bacheliers technologiques et les élèves en terminale commerciale.

Pour ceux qui ne sont pas, ou trop vaguement, porteurs d’un projet professionnel, il est impossible de choisir le parcours d’études supérieures en tenant compte de la cible professionnelle visée à la sortie. Dès lors, si vous ne pouvez pas choisir vos études en fonction de l’aval (débouché professionnel), faites – le en fonction de l’amont (votre bilan personnel et scolaire).

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Un commentaire pour “Orientation scolaire en classe de terminale

  1. Il y a énormément de point que vous abordez,les uns aussi intéressant les uns que les autres.Mais l’orientation,dans mon Pays (Gabon) n’est pas un choix personnel,il est imposé,ce qui peut parfois faire naître le découragement et diminuer le travail des coeurs sensible …

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